Tenir ses engagements, une obligation professionnelle et morale du journaliste

Le journalisme, en tant que métier de la communication, a une très forte composante relationnelle : le journaliste s'adresse toujours à un public.

 

Vis-à-vis de ce public, il a des obligations. Lorsqu'on s'interroge sur ces obligations, c'est sans doute à l'honnêteté qu'on pense en premier. L'honnêteté, c'est refuser le mensonge et l'approximation, mais c'est aussi considérer qu'on a des engagement moraux vis-à-vis de son public, qui a droit au respect .

 

Parmi ces obligations de respect, la régularité est une des plus importantes.

 

Le journaliste s'engage de façon tacite (non dite) auprès de son public (lecteurs, auditeurs, spectateurs) à être au rendez-vous qu'il lui a fixé. Si sa rubrique est hebdomadaire, comme c'est le cas de notre rubrique Quoi de neuf cette semaine?, il doit être là toutes les semaines, c'est-à-dire donner à ses lecteurs le texte qu'ils attendent. S'il ne respecte pas ses engagements en termes de ponctualité (être à l'heure au rendez-vous), il risque de décevoir la confiance de ses lecteurs. La question n'est pas seulement morale: un lecteur déçu étant potentiellement un lecteur qui ne reviendra pas, le préjudice est aussi professionnel (le site perd des lecteurs).

 

Mais le journalisme, c'est aussi un travail d'équipe. Une radio, une télé, un site Internet, c'est une rédaction, c'est-à-dire un ensemble de personnes qui travaillent ensemble à donner une certaine ligne éditoriale à leur média. Quand un journaliste manque à ses engagements, c'est toute la rédaction qui en souffre. Pas seulement parce que le public est déçu, mais aussi parce que quelqu'un d'autre, qui a déjà du travail à faire par ailleurs, va devoir faire ce que son collègue n'a pas fait. Bien sûr, nous pouvons tous avoir des empêchements. Mais dans ce cas, professionnellement et moralement, le journaliste se doit de prévenir ses collègues de manière à ce qu'ils puissent s'organiser.


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